Compétitivité du secteur privé : 14 familles de normes d’application obligatoire vulgarisées

Photo : Compétitivité du secteur privé : 14 familles de normes d’application obligatoire vulgarisées

Les entreprises du secteur privé sont invitées à s’approprier le décret 2016-1152 du 28 décembre 2016 rendant certaines normes d’application obligatoire. A l’initiative de la commission Qualité hygiène sécurité environnement (QHSE) de la Cgeci, en collaboration le ministère de l’Industrie et des Mines, des entreprises ont ainsi participé ce mardi 12 septembre 2017, à la Maison de l’entreprise au Plateau, à un atelier au cours duquel elles ont pu s’imprégner des normes. La directrice de la promotion de la qualité et de la normalisation (Dpqn), Mme Berthe-Deli Azoda, a indiqué qu’il s’agit de 14 familles de normes couvrant les différents secteurs d’activités (santé, produits alimentaires, bâtiment, électricité, électronique…) qui ont été rendues d’application obligatoire. La sensibilisation qui a débuté depuis le début de l’année 2017 par petits groupes sectoriels devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. Dans ce cadre, les acteurs de la filière cacao et produits dérivés seront entretenus la semaine prochaine.



Le directeur général de l’activité industrielle, par ailleurs président du comité ivoirien de la normalisation (CIN), Komenan Mougo, a relevé que l’objectif poursuivi c’est la compétitivité des entreprises qui peuvent être sanctionnées si elles ne respectent pas les normes. « Le but, explique-t-il, ce n’est pas de renchérir les coûts pour les entreprises mais de faire en sorte qu’elles respectent les normes. » Il s’agit de fait de donner aux entreprises toutes les informations sur les normes rendues d’application obligatoire, de leur expliquer comment les appliquer, et recueillir les quelques difficultés que certaines d’entre elles rencontreraient dans l’application du décret  du 28 décembre 2016.  Aux préoccupations de ces entreprises, il a rassuré que Codinorm et la direction de la promotion de la qualité et de la normalisation s’emploieront à trouver des réponses. Cela est d’autant plus important que Mme Azoda prévient qu’après cette phase de sensibilisation, va suivre la phase de contrôle et de répression. Lors de leurs missions régulières d’inspection, les structures d’inspection déjà en place exigeront désormais des entreprises les preuves de la mise en application réelle de ces normes rendues d’application obligatoire.



Conscient des conséquences qu’une telle situation pourrait avoir sur la vie des entreprises, le vice-président de la Commission qualité, hygiène sécurité environnement de la Cgeci, Koutoua Claude, a dit espéré que des réponses concrètes seront apportées aux entreprises afin de dissiper toutes les craintes éventuelles. Aussi souhaite-t-il que les recommandations de l’atelier soient prises en compte « aux fins d’amendement des annexes du décret pour le rendre applicable. »



Emmanuel Akani



Source : Minutes Eco

Commentaires